Sommet extraordinaire de la CEMAC: une situation économique inquiétante
Réunis au palais de l'unité de Yaoundé le lundi 16 décembre 2024, les chefs d'États de la CEMAC et ses partenaires financiers internationaux jumellent les idées dans le but de trouver des solutions concrètes concernant la situation macroéconomique de la région.
Convoqués par le président de la république du Cameroun, son
excellence Paul Biya, les présidents du Congo, du Gabon, de la Guinée
équatoriale, du Tchad, de la république Centrafricaine son excellence Faustin Archange
Touadeta, président de la CEMAC sont réunis pour barrer la route à une crise économique.
L'objet de cette rencontre a été rendu public par un communiqué présidentielle
du dimanche 15 décembre dernier.
D'après le communiqué, ce problème entrave le décaissement des
appuis budgétaires du profil du Cameroun, du Congo et de la RCA. Si aucune mesure
n'est prise, ce problème pourrait conduire à un surendettement. À cet effet, le
président Paul Biya appelle à une étroite collaboration «une meilleure
coordination» est essentielle «pour corriger les défaillances».
L'intégralité de son
discours d'ouverture du président de la république du Cameroun retranscrit par
Flora Lontsi.
«Messieurs les Présidents et Chers Frères,
Monsieur le Représentant du Directeur Général du Fonds
Monétaire International,
Monsieur le Président du groupe de la Banque Mondiale,
Monsieur le Président du groupe de la Banque Africaine de
Développement,
Monsieur le Président de la Commission de la Cemac,
Monsieur le Représentant du Ministre français de l’Economie,
des Finances et de l’Industrie,
Permettez-moi, tout d’abord de vous souhaiter une
chaleureuse Bienvenue au Palais de l’Unité, à l’occasion du présent Sommet
Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la Cemac sur la situation
économique et financière en Afrique Centrale. Votre présence est un signe
d’amitié renouvelé à l’égard de mon pays et je vous en sais gré.
Je voudrais très sincèrement remercier le président de la
République Centrafricaine, Son Excellence Faustin Archange Touadera, Président
en exercice de la Conférence des Chefs de l’Etat de la Cemac, qui a bien voulu
accepter que nous convoquions conjointement ce Sommet et qu’il se tienne à
Yaoundé.
Je me félicite également de la participation aux travaux de
ce jour, des hauts dirigeants du Fonds monétaire international, de la Banque
mondiale, de la Banque Africaine de Développement, et du Ministre français des
Finances. Leurs appuis constants contribuent de manière significative à la
réalisation des Projets et réformes que nous conduisions pour le développement
de nos pays, et constituent des soutiens utiles au processus de modernisation
de nos économies.
Comme vous le savez, l’environnement international
particulièrement difficiles ces dernières années a eu un impact non
négligeables sur nos finances publiques. Selon les donnée récentes, nos avoirs
extérieurs nets se sont considérablement amoindris. Cette situation est
préoccupante et appelle à une action urgente de notre part pour inverser cette
courbe. Vous vous souviendrez qu’il y a trois ans, nous nous sommes réunis par
visioconférence, à l’occasion d’un sommet similaire, pour permettre à nos
économies de se relever des effets néfastes de la pandémie du covid-19. J’ai le
sentiment que nous y sommes parvenus au prix de nombreux efforts et sacrifices.
Cette dynamique positive ne semble cependant pas avoir fait long feu. Les
nombreux défis auxquels nos Etats font face et l’impérieuse nécessité de
répondre efficacement aux attentes de nos populations, nous ont parfois
conduits à adopter de mesures urgentes mais inadéquates pour préserver les
grands équilibres macroéconomiques de nos pays ; ainsi que la stabilité
financière la sous-région.
Si rien n’est fait, selon diverses expertises, nous
pourrions faire face à des conséquences désastreuses à la fois pour nos pays et
pour notre sous-région. Il s’agit là, à mon sens, d’une éventualité que nous
devons absolument éviter. Je suis confiant qu’au cours de ce Sommet, nous
saurons prendre des décisions nécessaires et urgentes pour remettre nos
économies sur les rails, afin de nous prémunir d’une éventuelle crise
économique et financière. Nous devons faire preuve de plus de solidarité
Dans ce contexte particulier, nous devons faire preuve de
plus de solidarité, de plus d’engagement et de détermination pour faire face à
cette situation. Nous en avons les moyens. Saisissons donc l’opportunité de
cette rencontre pour adopter les mesures concrètes pour relever nos économies
et assurer la stabilité de nos finances publiques. Réaffirmons notre volonté à
mettre en œuvre les décisions qui seront au cours de nos travaux.
Je ne doute pas qu’en ces moments difficiles, nous pouvons
compter sur nos partenaires au développement qui ont toujours répondu présents
chaque fois que nous avons sollicité leur aide.
Sur ces propos, je déclare ouverts les travaux du Sommet
Extraordinaire des Chefs d’Etat de la Cemac, sur la situation économique et
Financière de la Sous-région, et je vous remercie de votre aimable attention.»

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