Cameroun: Grève des enseignants du supérieur
La date du lundi 06 janvier a été marquée par un debut de grève dans toutes les 11 universités publiques du pays. Dirigés par le syndicat des enseignants du supérieur, les grévistes ont formulés plusieurs revendications.
Dans un communiqué rendu
public le 03 janvier dernier, le Bureau exécutif National du Syndicats National
des Enseignants du Supérieur a invité tous les enseignants à la cessation de
toutes activités à partir du lundi 06 janvier 2025. Cette grève est valable
jusqu’au « paiement intégral de la dette académique et des tranches dues de
l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche à tous les
enseignants.
Parmi ces revendications le paiement de diverses primes de recherche et des allocations octroyées serait une dette qui va de 2009 à ce jour. Le ministère de l'Enseignement supérieur qui traite de ces versements avoue avoir accusé du retard dans certains paiements. Néanmoins, il ne reconnait aucune dette liée aux allocations.
« Au regard des évaluations
qui sont faites, il n'y a aucun arriéré concernant le paiement des allocations.
Il peut y avoir des retards dus au traitement à la sortie de certains dossiers.
En fin d'année, généralement, c'est le moment où nous actualisons les listes
des bénéficiaires. Et la tendance du 4e trimestre nous renvoie au besoin du 1er
trimestre 2024. Donc il y a un traitement de nos activités qui absorbe le temps
nécessaire » déclare Paul Henri Ngué Ngué, chef de la cellule de suivi et
contrôleur de gestion au ministère camerounais de l'Enseignement
supérieur.
A Douala, les enseignants
aimeraient qu’un compromis soit fait promptement, afin de permettre aux
éducateurs et aux étudiants de poursuivre avec les cours. « Nous avons des
obligations professionnelles envers nos étudiants ; celles de mettre tout en
œuvre pour transmettre le savoir de la meilleure des manières. La grève est
effective, mais elle sera levée d’ici quelques jours si les solutions sont
réunies. Apres quoi nous feront des rattrapages en fonction du temps perdu car
l’intérêt de l’étudiant ne peut être négligé » précise Dr Guy Gervais EKWALLA,
professeur de droit à l’université de Douala.
Dans le but d’exiger le
paiement de la dette universitaire, le Syndicat National des Enseignants du
Supérieur(SYNES), ses partisans et collègues ont paralysé les onze universités
publiques du Cameroun. Depuis quelques années, les grèves sont récurrentes dans
le secteur de l’enseignement dans le pays. Ces bouleversements ne sont pas sans
conséquences sur l’éducation de la jeunesse.
Flora LONTSI


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