Transport urbain: Les attouchements sur les motos s’intensifient
Douala, capitale économique du Cameroun, la moto est devenue un moyen de transport favorisant le harcèlement. Le comportement indigne de certains hommes vis-à-vis des femmes durant le trajet terrifie celles-ci. Au carrefour Ndokoti ce mardi 14 janvier 2025 nombreux sont ceux qui dénoncent cet acte.
C’est un phénomène de
plus en plus recurrent sur nos routes. Caresses ; frottements, gestes
déplacées, ces individus n’ont pas de limites dans leur sale besogne. Un
moto-taximan ayant remarqué des comportements suspects, pense que ceux qui
commettent ces actes auraient préalablement préparé leur coup.
« Je vois souvent des hommes qui attendent durant longtemps sur place, pour qu’enfin une femme soit sur la moto pour venir la bâcher. Or, il n’a pas indisponibilité de moyens de transport et d’autres hommes s’en vont sous leurs nez. » Déclare Simon, transporteur urbain par moto
Pour Anne emprunter la
moto avec un homme est une humiliation. Sa dernière expérience l’a amené à
prendre la décision. Si les moyens ne permettent pas qu’elle soit seule sur la
moto, elle attendra, elle attendra qu’une autre femme se présente. A défaut de
quoi ; Anne préfère réduire le trajet en marchant. C’est avec dégout qu’elle
conte la scène
« Le Monsieur avait la
main sur ma jambe. Je l’ai poussé, aussitôt il est revenu à la charge ; ce qui
m’insupportait. Plus on avançait plus il se flottait contre moi. Quand j’ai
senti cette humidité dans le dos, j’ai demandé au conducteur de s’arrêter. Nous
avons tous constaté qu’il était en érection et mouillé par-dessus tout. Après
une longue dispute j’ai décidé de m’asseoir derrière pour finir le trajet »
Plus loin, des hommes se
cachent derrière l’état de routes pour faire leurs fantasmes « l’homme qui
avait eu un comportement ordurier avec moi profitait des secousses de la route
pour me toucher un peu partout. A chaque fois que moto faisait un mouvement il
me matait des cuisses a la poitrine. Quand j’ai parlé il me dit qu’il a totalement
nié prétendant qu’il s’accroche à moi à cause des creux » Sandrine une
commerçante de la place
Malgré le vécu, certaines
victimes sont contraintes à revivre ces
scènes à causes des conditions de vie « je suis passée par cette situation à
deux reprises mais je n’ai pas assez de moyen pour payer deux places, le
transport est couteux et on ne peut que prier pour que la personne derrière
n’ait pas la main baladeuse » Josiane une étudiante
Ces problèmes
d’attouchement poussent des personnes habituées au transport par moto à changer
de moyen de déplacement. Par contre les réalités restent les mêmes et on se
demande d’une part comment éviter cela quand on est dans une zones inaccessible
en taxi ; d’autre part comment reconnaitre ces individus et mettre fin à leurs
actions.
FLORA LONTSI


Commentaires
Publier un commentaire